Site privé d'information, édité par Me Matthias Traussnig, avocat à Genève

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Reconnaître une escroquerie

Les escroqueries et les cyberattaques suivent des schémas connus. Cherchez ci-dessous la fiche qui ressemble à ce qui vous arrive. En la dépliant, vous verrez comment le procédé se déroule d'ordinaire et ce que vous pouvez faire de votre côté.

Ces fraudes sont souvent le fait d'organisations qui opèrent à grande échelle depuis l'étranger. Leurs procédés sont conçus pour tromper des personnes averties, de sorte que l'on peut s'y laisser prendre sans avoir manqué de vigilance.

Toutes ne passent pas par internet et beaucoup se jouent au téléphone, voire à votre porte. Dans le domaine que l'Office fédéral de la statistique appelle la cybercriminalité économique, la police a recensé en Suisse 36'572 personnes lésées en 2025, dont 81,2 % victimes d'une escroquerie en ligne (Office fédéral de la statistique, 23 mars 2026). Rien qu'à Genève, la police a enregistré 2'804 escroqueries la même année (Etat de Genève, 23 mars 2026).

Les principaux types d'arnaques

Les fiches sont regroupées selon le canal employé par les escrocs. Cliquez sur une fiche pour la déplier.

Par téléphone ou en personne

La plupart se jouent au téléphone et reposent sur l'urgence, l'escroc se réclamant d'une autorité ou jouant sur l'émotion.

Arnaque aux petits-enfants (appel choc)Un appel bouleversant d'un proche qui aurait un grave problème et besoin d'argent tout de suite.Vise surtout les personnes âgées

Une voix en pleurs se présente au téléphone comme celle d'un petit-fils ou d'une fille et raconte un accident, une arrestation ou une urgence médicale. Un tiers prend ensuite le relais en se disant policier, avocat ou médecin, et réclame une somme immédiate pour une caution ou des frais d'hôpital. L'émotion est telle que la victime ne pense pas à vérifier. On lui demande de remettre l'argent à un intermédiaire qui passe le chercher, ou de le virer sur-le-champ.

Le proche, en larmes, est difficile à reconnaître, et l'appelant insiste pour que personne d'autre dans la famille ne soit prévenu. Le deepfake vocal rend ces appels plus crédibles encore, la voix imitée pouvant ressembler à celle du vrai proche.

Que faire

Raccrochez et rappelez vous-même la personne sur son numéro habituel. Si elle répond depuis chez elle, l'appel était faux. Rappelez même si la voix vous paraît juste, car une voix peut être imitée. Ne remettez pas d'espèces à un coursier. Aucune caution ni aucun frais médical ne se paie à un inconnu qui vient sonner chez vous.

En famille, vous pouvez convenir d'un mot de passe ou d'une question à laquelle un imposteur ne saurait pas répondre.

Faux banquierUn appel annonce un problème sur votre compte, puis quelqu'un vient chercher votre carte chez vous.Souvent couplé à un déplacement au domicile de la victime

L'appel vient d'un prétendu collaborateur de votre banque, qui parle d'un mouvement suspect ou d'une carte compromise et propose de mettre le compte à l'abri. Le ton est professionnel et rassurant, mais l'interlocuteur vous presse d'agir vite au nom de la sécurité. Il vous demande votre code, puis annonce qu'un coursier passera chercher la carte pour la détruire ou la remplacer. Une fois la carte et le code entre leurs mains, les escrocs vident le compte.

En mai 2024, les polices française et suisse ont annoncé douze arrestations dans un réseau de faux conseillers bancaires soupçonné d'avoir trompé près de 400 personnes. En mai 2026, la police vaudoise a interpellé neuf personnes de 18 à 27 ans dans la région lausannoise au cours d'une enquête sur des escroqueries au faux conseiller bancaire. Son communiqué décrit un prétendu employé de banque qui invoque une mise à jour urgente de l'e-banking ou une transaction suspecte, puis obtient un virement vers un compte présenté comme sécurisé ou prend le contrôle de l'ordinateur à distance.

D'après Blick, 23 mai 2024 et Police cantonale vaudoise, 19 mai 2026.

On voit aussi des escrocs se présenter comme le service antifraude de la banque et faire installer un logiciel au motif de vérifier la sécurité de l'e-banking.

Votre banque ne vous demandera pas votre code au téléphone, ni, comme l'a rappelé la police vaudoise, de transférer vos avoirs sur un autre compte pour les mettre en sécurité. Le nom de la banque qui s'affiche sur l'écran ne prouve rien, dès lors que l'affichage du numéro peut être falsifié. Si un mouvement vous inquiète, il figure sur vos relevés et vous pouvez les consulter vous-même.

Que faire

Raccrochez et rappelez votre agence au numéro qui figure sur vos documents bancaires, pas à celui qui vient de s'afficher. Ne remettez votre carte et votre code à personne. Aucune banque n'envoie de coursier. Si la carte est déjà partie, faites-la bloquer sans attendre par votre banque, au numéro qui figure sur vos relevés ou sur son site si vous ne l'avez plus en main, et appelez le 117 si quelqu'un est passé la chercher.

Faux policier, fausse autoritéQuelqu'un se fait passer pour la police, une administration ou une banque et vous pousse à mettre vos fonds à l'abri.En forte hausse en 2025, vise surtout les aînés

L'appel est passé au nom de la police, d'un procureur, d'une banque ou d'une administration. Votre interlocuteur évoque une enquête, un compte piraté ou un proche en difficulté, sur un ton pressant et autoritaire qui cherche à vous culpabiliser. Il vous demande ensuite de virer votre argent sur un compte présenté comme sûr ou de remettre des espèces à un intermédiaire. Il arrive aussi qu'il réclame vos accès, toujours sous prétexte de protéger vos avoirs.

Il vous demande de garder le secret et maintient la pression au téléphone afin que vous n'ayez pas le temps de vérifier. Que le mot « Police » s'affiche à l'écran ne prouve rien, dès lors que le numéro affiché peut être truqué par une technique à la portée de tous, appelée spoofing.

Dans le canton de Vaud, les cas d'arnaque aux faux policiers ont bondi de 153,7 % en 2025. On en comptait moins de 40 en 2023, puis 369 en 2024 et 936 en 2025, tentatives comprises, pour un préjudice de plus de 1,4 million de francs. Selon l'Etat de Vaud, ce type d'arnaque cible principalement les aînés.

D'après Etat de Vaud, bilan 2025 de la criminalité, 23 mars 2026.

L'obligation de marquer les appels venant de l'étranger qui usurpent un numéro suisse, en vigueur pour le réseau fixe depuis janvier 2026, a été étendue aux téléphones mobiles le 1er juillet 2026. Les faux appels au nom d'autorités signalés à l'OFCS, qui dépassaient régulièrement 400 par mois, sont tombés à moins de 100 en juillet 2026, soit une baisse de plus de 75 %.

D'après OFCS, 24 août 2026 et Police cantonale genevoise, 8 avril 2025.

Que faire

Ni la police ni un procureur ne vous demanderont de déplacer votre argent, votre banque pas davantage. Au téléphone, une vraie autorité ne vous demande pas non plus de cacher l'appel à vos proches ou à votre banque. Au moindre doute, et d'autant plus si votre interlocuteur insiste pour que vous restiez en ligne, raccrochez et composez le 117 pour savoir si l'appel vient bien de la police, comme le recommande la police genevoise, sans jamais rappeler le numéro qui s'est affiché.

Aucune procédure réelle ne passe par un coursier qui vient chercher de l'argent chez vous. Ne remettez donc ni espèces, ni bijoux, ni carte bancaire à un intermédiaire, pas même une carte que l'on vous a fait couper. Si c'est déjà fait, faites bloquer vos cartes auprès de votre banque et appelez le 117 sans attendre.

Autour de votre argent placé

Elles visent votre épargne sous couvert d'investissement.

Fraude à l'investissementUne plateforme promet des rendements et affiche un capital qui grimpe, mais le retrait se révèle impossible.En hausse, préjudice le plus lourd par victime

Tout commence en général par une publicité sur un réseau social, parfois illustrée du visage détourné d'une personnalité connue. Un prétendu conseiller vous accompagne ensuite pendant plusieurs semaines, patient et rassurant, tandis qu'un tableau de bord affiche des gains qui montent. Le jour où vous voulez retirer votre argent, on vous réclame une taxe imprévue, puis une autre. Les fonds ne reviennent pas, puisqu'ils n'ont jamais été investis.

Fin octobre 2025, des opérations conduites dans cinq pays européens contre un réseau soupçonné d'avoir blanchi 600 millions d'euros ont abouti à neuf arrestations. Les dizaines de fausses plateformes d'investissement en cryptomonnaie en cause étaient promues par des publicités sur les réseaux sociaux, de faux articles de presse et de faux soutiens de célébrités.

D'après Eurojust, 4 novembre 2025.

Le rendement promis est garanti, ou simplement trop régulier pour être vrai, alors que les marchés montent et descendent. On vous laisse volontiers effectuer un premier petit retrait afin d'installer la confiance et de vous amener à verser une somme plus importante, après quoi plus rien ne sort.

La promesse prend parfois une forme écrite, le prétendu gestionnaire faisant signer un contrat en bonne et due forme qui garantit un rendement élevé. Les demandes de versements complémentaires se succèdent ensuite et, au moment du remboursement, les explications changent d'une fois à l'autre.

A Genève, cette fraude a progressé en 2025 alors que la criminalité numérique y reculait de 27 %. Le canton a enregistré 125 cas de fraude à l'investissement en ligne, contre 87 en 2024, soit une hausse de 44 %. Au niveau suisse, l'OFCS a reçu 3'485 annonces de fausses publicités d'investissement au premier semestre 2025, près de cinq fois plus qu'un an plus tôt. En 2025 toujours, la FINMA a procédé à plus de 300 inscriptions sur sa liste d'alerte, un record.

D'après Etat de Genève, statistique policière de la criminalité 2025, OFCS, 18 novembre 2025, FINMA, 21 avril 2026 et FINMA, liste d'alerte.

Que faire

Avant de verser quoi que ce soit, vérifiez que le prestataire figure parmi les établissements autorisés par la FINMA, puis consultez sa liste d'alerte, dont la FINMA précise qu'il n'y a « aucune garantie » qu'elle soit « exhaustive et totalement à jour ». Une page du site explique où et comment vérifier.

Si l'on vous réclame de l'argent pour vous rendre le vôtre, ne payez plus rien, car aucun placement réel ne fonctionne ainsi, et ne vous laissez pas rassurer par un premier retrait réussi. Un conseiller qui vous relance chaque jour en jouant sur l'affectif n'agit pas comme un professionnel régulé. Si quelqu'un vous propose ensuite de récupérer vos fonds, lisez d'abord la fiche Arnaque à la récupération de fonds.

Pyramide de PonziUn placement qui verse bel et bien des gains, payés avec l'argent des nouveaux entrants, jusqu'au jour où il s'effondre d'un coup.L'effondrement est brutal et sans préavis

Le placement ne repose sur aucune activité réelle. Les gains versés aux premiers investisseurs proviennent de l'argent apporté par les nouveaux entrants, de sorte que tout paraît fonctionner aussi longtemps que l'argent rentre. Les retraits passent sans difficulté et la confiance se répand, par le bouche-à-oreille comme sur les réseaux sociaux.

Le procédé est d'autant plus dangereux qu'il ne prévient pas. Il tient tant que les entrées d'argent dépassent les retraits, puis s'effondre d'un seul coup le jour où le flux se tarit ou qu'une vague de retraits survient. Les derniers entrés perdent alors tout, sans signe annonciateur. Dans une affaire genevoise révélée en janvier 2025, environ septante personnes, à Genève et en France voisine, auraient perdu quelque 8 millions de francs.

D'après World Radio Switzerland, 28 janvier 2025.

On vous présente comme sûr un rendement élevé et régulier, et la rémunération dépend parfois du nombre d'investisseurs que vous amenez. Les explications sur ce dans quoi l'argent est réellement placé restent floues. Les retraits sont d'abord fluides, puis retardés ou bloqués lorsqu'ils se multiplient.

Que faire

Demandez précisément où va l'argent. Si la réponse reste floue ou évasive, par exemple lorsqu'on vous parle d'une stratégie dite propriétaire, mieux vaut considérer qu'il n'y a rien derrière.

Si l'on vous paie pour amener de nouveaux membres, retirez-vous. Une rémunération liée au recrutement est la marque d'une pyramide. Ne vous fiez pas non plus aux rendements déjà versés, qui proviennent de l'argent des nouveaux venus. Au premier retrait retardé sans raison donnée, sortez sans attendre le suivant, un tel délai pouvant annoncer l'effondrement.

Escroquerie en cryptomonnaieUn placement en cryptomonnaie, proposé par une plateforme ou un prétendu trader, qui encaisse vos fonds puis disparaît.Un blocage rapide des fonds est déterminant

L'escroquerie prend des formes variées. Il peut s'agir d'une fausse plateforme d'échange, d'un faux robot de trading automatique, d'un prétendu conseiller qui gère vos avoirs ou d'un jeton sans valeur vendu comme la prochaine pépite. Dans tous les cas, on vous demande de transférer des cryptomonnaies vers un portefeuille ou une plateforme qu'on vous indique, ou d'en acheter pour investir, et les fonds partent vers des adresses contrôlées par les escrocs. Les promesses de rendement élevé reprennent le vocabulaire de la crypto, « x10 garanti » ou « trading sans risque », et l'on vous accompagne avec insistance pour installer une application ou connecter votre portefeuille.

Dans les fausses publicités d'investissement signalées à l'OFCS, les auteurs usurpent l'identité de personnalités, y compris celle de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, à l'aide d'hypertrucages.

En octobre 2025, le Département de la justice des Etats-Unis a inculpé le président d'un groupe cambodgien pour fraude et blanchiment, et engagé une action en confiscation portant sur environ 127'271 bitcoins, soit quelque 15 milliards de dollars, la plus importante de son histoire. Selon l'accusation, les centres d'escroquerie du groupe fonctionnaient comme des camps de travail forcé, où des personnes victimes de traite menaient des escroqueries à l'investissement en cryptomonnaie à l'échelle mondiale.

D'après OFCS, 18 novembre 2025 et Département de la justice des Etats-Unis, 14 octobre 2025.

Contrairement à un virement bancaire, une transaction en cryptomonnaie ne se rappelle pas. Chaque transfert laisse une trace sur la blockchain, mais l'argent circule vite et franchit les frontières en quelques minutes. Les fonds transitent toutefois fréquemment par des plateformes d'échange régulées, où une demande de blocage adressée par les autorités peut geler ce qui n'a pas encore été retiré.

Une fois les transactions suivies sur la blockchain, il arrive que des plateformes présentées comme distinctes renvoient aux mêmes portefeuilles, puis à des adresses de dépôt ouvertes auprès de grandes plateformes d'échange qui identifient leurs clients. Ce suivi, joint à la plainte, indique aux autorités à quelle plateforme s'adresser.

Que faire

Si vous avez déjà envoyé des fonds, déposez plainte sans tarder auprès de la police, avec les adresses de portefeuille et les identifiants de transaction (hash), qui permettent de suivre les fonds sur la chaîne. Lorsque les fonds ont transité par une plateforme d'échange, ce sont les autorités qui peuvent lui demander des informations ou un blocage, et plus la plainte est déposée tôt, plus il reste de fonds à bloquer. Avant de répondre à quiconque vous proposerait ensuite de récupérer ces fonds, lisez la fiche Arnaque à la récupération de fonds.

Ne connectez pas votre portefeuille à un site qu'on vous pousse à ouvrir, une signature de trop pouvant vider vos avoirs en une transaction. Les cours des cryptomonnaies varient fortement et personne ne peut en garantir le rendement. Quant au conseiller crypto qui vous relance chaque jour, il reprend le scénario de la fraude à l'investissement.

Par internet et vos comptes

Ces escroqueries arrivent par internet ou par la messagerie de votre téléphone, et plusieurs d'entre elles visent l'accès à vos comptes en ligne.

Hameçonnage (phishing)Un courriel ou un SMS imite votre banque, la poste ou un service connu et vous conduit vers un faux site qui recueille vos identifiants.

L'hameçonnage, que l'on désigne aussi par le mot anglais phishing, consiste à se faire passer pour un organisme connu afin d'obtenir vos données de connexion. Le message semble venir de votre banque, de la poste, d'un opérateur ou d'une administration. Il fait état d'un colis retenu, d'un paiement suspect ou d'un compte à vérifier, et vous invite à cliquer sans tarder. Le lien ouvre une copie fidèle du vrai site, si bien que tout ce que vous y tapez, y compris votre mot de passe et le code reçu par SMS, parvient directement aux escrocs, qui s'en servent en quelques minutes.

L'adresse de l'expéditeur, ou celle du site, s'écarte en général légèrement de l'originale, alors que le nom affiché, qui se falsifie très facilement, paraît exact. Le message joue sur l'urgence ou la menace, et la page réclame parfois un code de sécurité, ce qu'aucun service légitime ne fait de cette manière.

Les données ainsi obtenues peuvent servir, dans un second temps, à détourner un compte ou à ordonner un virement frauduleux. Lorsque l'escroc procède par un appel téléphonique, on parle de vishing, et de smishing lorsque le message arrive par SMS. L'OFCS indique que les liens d'hameçonnage peuvent être signalés sur antiphishing.ch, site qu'il exploite.

D'après OFCS, hameçonnage.

Que faire

Ni votre banque ni la poste ne vous demandent de cliquer dans l'heure. Ne saisissez pas vos accès à partir d'un lien reçu et ouvrez plutôt le site officiel en tapant vous-même son adresse dans le navigateur. Un code de sécurité ne se communique à personne, que ce soit au téléphone, par message ou à un prétendu conseiller.

Dans le doute, appelez le vrai numéro, celui qui figure au dos de votre carte bancaire, et non celui qu'indique le message.

Les utilisateurs de Twint reçoivent des messages de ce genre sous des formes propres à l'application, par exemple une fausse demande de remboursement, un faux service client joignable sur une messagerie ou une fausse vérification d'identité. Lire la page sur les arnaques Twint.

Faux support techniqueUn appel ou un message vous annonce que votre appareil est compromis et vous presse d'agir.

Une fenêtre d'alerte s'ouvre sur votre écran avec un numéro à appeler d'urgence, ou bien un inconnu vous téléphone au nom d'un grand éditeur informatique. On vous parle d'un virus, d'un piratage ou d'un compte menacé. L'interlocuteur vous fait alors installer un logiciel de prise en main à distance, qui lui donne le contrôle total de votre ordinateur, ou vous fait payer une réparation ou un abonnement de protection pour un problème que vous n'aviez pas constaté. Le paiement est volontiers réclamé en cartes cadeaux ou en cryptomonnaie.

Aucun éditeur, pas plus que votre banque, ne vous appelle spontanément pour vous signaler un virus. Le procédé reste stable d'une année à l'autre et vise un public large.

Que faire

Raccrochez, et n'installez aucun logiciel sur les instructions d'une personne qui vous appelle. Si une alerte occupe tout l'écran, fermez l'onglet et redémarrez l'appareil, puisqu'il s'agit d'une page web conçue pour vous effrayer. Ne payez rien. En cas de doute, débranchez la machine et faites-la examiner par un réparateur, en personne.

Arnaque sentimentaleUne relation se noue en ligne et dure des semaines, jusqu'au jour où survient une urgence financière.

Dans une arnaque aux sentiments, le premier contact a lieu sur un site de rencontre ou un réseau social. Les échanges, attentionnés et quotidiens, se prolongent pendant des semaines ou des mois, et une confiance réelle s'installe. Survient alors un imprévu, qu'il s'agisse d'un accident, d'une occasion d'affaires ou d'un blocage à la douane, qui suppose un envoi d'argent. Les demandes se répètent ensuite, chaque fois avec une justification, jusqu'à épuiser les ressources de la victime.

L'interlocuteur refuse les appels vidéo et repousse toute rencontre, de sorte qu'après des semaines de messages vous n'avez pas vu son visage en direct et ne savez pas à qui vous parlez. L'attachement a été rapide et intense, entretenu à distance, et son histoire personnelle débouche toujours sur un besoin d'argent, le prétexte variant d'une fois à l'autre.

Le préjudice ne se limite pas à l'argent perdu. La honte et le lien affectif peuvent retarder la plainte, ce qui réduit les chances d'agir.

Que faire

Dès que la relation conduit à une demande d'argent, n'envoyez plus rien, et ne versez pas davantage dans l'espoir de récupérer les sommes déjà parties, puisque chaque nouveau virement en appelle d'autres. Les photos de votre interlocuteur peuvent être vérifiées par une recherche d'image inversée, qui consiste à soumettre une photo à un moteur de recherche pour retrouver les pages où elle figure. La recherche révèle parfois que le visage appartient à quelqu'un d'autre.

L'escroc compte sur votre silence. Parlez-en à un proche, même si la honte pousse à vous taire.

Fausse boutique et petites annoncesUn article payé qui n'arrive pas, ou un acheteur qui verse trop et réclame la différence.

Côté acheteur, une boutique en ligne aux prix imbattables ou une annonce alléchante encaisse le paiement et ne livre rien. L'article neuf à moitié prix ou la pièce rare enfin disponible en sont les exemples habituels, et l'on vous presse en annonçant la dernière pièce ou une offre qui expire le soir même, afin que vous n'ayez pas le temps de réfléchir. Un site dont le nom de domaine a été créé la semaine précédente, sans avis ni adresse, doit également éveiller la méfiance.

Il arrive aussi que l'auteur de l'annonce vous pousse à payer hors des circuits sécurisés de la plateforme, par un virement direct ou une application de paiement, ce qui vous prive de la protection qu'elle offre.

Côté vendeur, le procédé s'inverse. Un acheteur pressé envoie une preuve de paiement d'un montant supérieur au prix, en général falsifiée, prétend s'être trompé et vous demande de lui rembourser la différence. Le remboursement part avant que la banque ne révèle que rien n'est arrivé sur votre compte.

Que faire

Avant d'acheter, cherchez des informations sur le site, et payez par le système de la plateforme plutôt qu'en dehors. Lorsque le prix est nettement inférieur à celui du marché, mieux vaut renoncer.

Si vous vendez, attendez que l'argent figure réellement sur votre compte et ne remboursez aucun trop-perçu sur la foi d'une preuve de paiement envoyée par l'acheteur.

Fausse offre d'emploiUn travail à domicile très bien payé pour peu d'efforts, proposé sur les réseaux sociaux.

L'offre arrive par message, sur un réseau social ou une application de messagerie, et promet une rémunération élevée pour des tâches simples, avec un horaire libre. Le salaire est sans rapport avec l'effort demandé et le recrutement se conclut avec un inconnu sur une messagerie, ce qu'aucune entreprise sérieuse ne fait.

Au premier semestre 2026, l'OFCS a constaté que les personnes en recherche d'emploi étaient spécialement visées par de fausses offres d'emploi et de faux projets d'investissement, avec des contenus personnalisés au moyen de l'intelligence artificielle.

D'après OFCS, rapport semestriel 2026/1, 24 août 2026.

La suite prend l'une de deux formes. Soit l'on vous demande d'avancer des frais de matériel, de formation ou de dossier, ou un dépôt de garantie, et l'argent disparaît, alors qu'un employeur sérieux ne fait pas payer ceux qu'il engage. Soit l'on vous fait recevoir de l'argent puis le réexpédier, ce qui fait de vous un relais dans un circuit de blanchiment.

Il arrive aussi que l'offre rémunère de petites tâches en ligne, comme aimer des vidéos, et que le salaire ne puisse être perçu que sur un compte ouvert, à la demande du recruteur, auprès d'une plateforme de cryptomonnaie. Les gains s'y affichent, mais leur retrait suppose d'accomplir des missions qui exigent d'y verser son propre argent. On demande parfois de ne parler des échanges à personne, et la plateforme peut changer d'adresse en cours de route.

La seconde variante expose à des conséquences pénales, puisque recevoir puis renvoyer de l'argent pour un inconnu peut valoir une procédure pour blanchiment. Cette infraction suppose que l'origine criminelle des fonds ait été connue, ou du moins envisagée et acceptée, et une simple imprudence ne suffit pas. Les autorités désignent la personne qui se prête à ces transferts sous les noms de money mule, de passeur d'argent ou d'agent financier. Si cela vous est déjà arrivé, lisez Mon compte a servi à une arnaque.

D'après Police cantonale fribourgeoise, 27 mars 2025 et Police cantonale zurichoise, cybercrimepolice.ch, 9 avril 2025.

Que faire

Vérifiez que l'entreprise existe, avec un nom, une adresse et une inscription au registre du commerce. Sans ces éléments, rien ne permet de croire à l'offre. Ne payez rien pour obtenir un emploi et refusez de recevoir ou de transférer de l'argent pour une personne que vous ne connaissez pas.

Détournement de compte, SIM swapQuelqu'un prend le contrôle de votre numéro ou de vos comptes pour recevoir vos codes de sécurité à votre place.

Votre téléphone perd soudain le réseau, sans raison apparente. Peu après arrivent des courriels de changement de mot de passe que vous n'avez pas demandés, puis vous ne parvenez plus à ouvrir l'un de vos comptes. Ces signes peuvent correspondre à un SIM swap, autrement dit au transfert frauduleux de votre numéro sur une autre carte SIM.

À partir d'informations glanées sur vous, l'escroc a convaincu votre opérateur de transférer votre numéro sur une nouvelle carte. Son téléphone reçoit alors vos appels et vos SMS, et il déclenche les procédures de récupération de vos comptes, qui reposent sur les codes envoyés par message. Il accède de cette manière à votre messagerie, à vos comptes bancaires et à vos portefeuilles numériques.

Chaque minute pendant laquelle il garde le contrôle du numéro lui ouvre de nouveaux accès, de sorte que la réaction doit être immédiate. Un code de validation qui arrive alors que vous n'avez rien demandé signale qu'une personne tente d'entrer dans l'un de vos comptes.

On voit aussi l'auteur, une fois maître du numéro, rattacher ses propres numéros ou un compte à lui aux comptes de réseaux sociaux de la victime, de sorte que la plateforme suspend parfois l'ensemble, comptes de la victime compris.

Que faire

Appelez votre opérateur tout de suite depuis une autre ligne, puis prévenez votre banque sans attendre d'avoir compris comment l'escroc a procédé. Ne validez aucun code que vous n'avez pas déclenché vous-même. Pour contester un blocage auprès d'une plateforme, n'utilisez pas un compte que l'auteur a créé ou rattaché aux vôtres.

Pour la suite, mieux vaut ne pas confier la protection de vos comptes au SMS. Une application d'authentification, dont les codes ne dépendent pas de votre numéro, résiste mieux à ce type d'attaque.

Sextorsion et chantageAprès un échange intime, réel ou simulé, quelqu'un menace de diffuser des images si vous ne payez pas.

Un échange à caractère intime s'engage avec une personne réelle ou avec un profil entièrement inventé. La rencontre bascule très vite, parfois en quelques minutes, vers l'envoi d'images, selon un scénario préparé d'avance. Les images sont obtenues ou fabriquées, puis vient la menace de les diffuser à vos proches et à vos contacts dans un délai court, à moins d'un paiement, souvent demandé en cryptomonnaie.

Payer ne met pas fin au chantage, puisque l'auteur y voit au contraire la preuve que vous êtes une source de revenus. La diffusion annoncée relève le plus souvent du bluff, l'auteur misant sur votre peur pour obtenir l'argent. La honte est son principal levier, et c'est aussi elle qui retient bien des victimes de porter plainte.

Que faire

Ne payez pas et cessez de répondre, sans rien supprimer. Les messages, le profil de l'auteur et les adresses de paiement qu'il vous a communiquées serviront de preuves. Parlez-en à un proche et déposez plainte auprès de la police. La menace de diffuser des images contre paiement peut relever de l'extorsion (art. 156 CP), qui se poursuit d'office.

Arnaque à la récupération de fondsAprès une première escroquerie, quelqu'un vous contacte de lui-même et promet de récupérer votre argent, moyennant paiement.

Une personne vous contacte spontanément après une fraude dont vous avez été victime. Elle se dit enquêteur ou avocat, ou se présente au nom d'un service spécialisé dans la récupération d'avoirs, et promet de rapatrier vos fonds contre des frais préalables ou une commission. Il s'agit d'une seconde escroquerie, parfois montée par l'équipe qui vous a déjà trompé.

L'OFCS relève que les escrocs reprennent souvent contact plus tard, parfois des années après, en se présentant comme avocats, comme entreprises ou comme autorités, et réclament un nouveau paiement pour récupérer l'argent perdu. Le site ebas.ch cite le prétendu détective privé, l'avocat et le procureur.

Le 17 avril 2026, une action menée en Autriche et en Albanie a conduit à dix arrestations dans une affaire de centres d'appels établis à Tirana, pour un préjudice de plus de 50 millions d'euros. Les auteurs recontactaient des victimes déjà lésées en leur proposant de récupérer leurs fonds, puis leur faisaient ouvrir un compte de cryptomonnaie et déposer 500 euros.

D'après OFCS, fraude à l'investissement en ligne, ebas.ch, 18 septembre 2026 et Eurojust, 29 avril 2026.

Votre interlocuteur connaît votre dossier avec une précision troublante, ce qui s'explique lorsqu'il en est l'auteur ou qu'il a racheté ces informations. Il promet un résultat, alors que personne ne peut garantir que des fonds détournés seront récupérés.

Que faire

Ne versez rien à la personne qui propose de récupérer vos fonds, même si elle connaît les détails de votre affaire. Si elle se présente comme avocat, vérifiez qu'elle figure au registre cantonal des avocats. Lorsqu'elle se dit mandatée par la police, par un tribunal ou par une autre autorité, raccrochez et rappelez cette autorité au numéro que vous aurez cherché vous-même. N'installez aucun logiciel à sa demande et n'ouvrez aucun compte de cryptomonnaie sur ses instructions.

Pour tenter de récupérer ce qui a été perdu, vous pouvez déposer plainte vous-même auprès de la police ou du Ministère public, ou vous adresser à un avocat de votre choix.

Cyberattaques

Ici, l'auteur force l'accès à vos appareils ou à vos données.

Rançongiciel (ransomware)Vos fichiers sont soudain chiffrés et l'on vous réclame une rançon pour vous en rendre l'accès.Touche particuliers et entreprises

Le programme entre dans l'ordinateur, par exemple par une pièce jointe infectée ou par un lien, et chiffre les fichiers. Documents, photos et comptabilité deviennent illisibles. Un message s'affiche alors, généralement avec un compte à rebours, et réclame une rançon en cryptomonnaie contre la clé de déchiffrement. Il arrive que les auteurs menacent aussi de publier les données qu'ils ont volées si la rançon n'est pas versée.

Les fichiers touchés portent une extension inconnue et ne s'ouvrent plus. Parfois, l'ordinateur était devenu lent ou instable juste avant le blocage. Chaque rançon versée entretient ce type d'attaque, et rien ne garantit qu'un paiement rende l'accès aux fichiers.

En droit suisse, s'introduire sans droit dans l'ordinateur d'autrui peut relever de l'accès indu à un système informatique, lorsque ce système est spécialement protégé (art. 143bis CP), et en chiffrer les données de la détérioration de données (art. 144bis CP). Ces deux infractions sont poursuivies sur plainte, à déposer dans les trois mois dès le jour où la personne lésée a connu l'auteur (art. 31 CP). La détérioration de données est toutefois poursuivie d'office lorsque le dommage est considérable. La demande de rançon peut quant à elle relever de l'extorsion (art. 156 CP), qui se poursuit d'office.

Que faire

Débranchez immédiatement la machine du réseau pour que le chiffrement ne gagne pas les autres appareils, et ne supprimez rien. Les fichiers chiffrés et le message de rançon serviront de preuves, et des outils de déchiffrement existent parfois. Le compte à rebours est conçu pour vous faire céder. Ne payez pas dans l'urgence, le paiement ne garantissant pas non plus le silence des auteurs.

Déposez ensuite plainte auprès de la police et signalez l'attaque à l'OFCS, qui recueille ces cas, puis faites examiner la machine par un spécialiste, lequel parvient parfois à restaurer les fichiers sans que vous ayez à payer. Pour la suite, prévoyez des sauvegardes régulières sur un support que vous débranchez du réseau, puisqu'une copie hors ligne échappe au chiffrement.

Piratage de compteUn tiers prend le contrôle de votre messagerie, d'un réseau social ou d'un autre compte en ligne.

Le tiers entre dans le compte avec un mot de passe qu'il a deviné ou récupéré lors d'une fuite de données ou d'un hameçonnage, la tâche lui étant facilitée lorsque ce mot de passe sert aussi ailleurs. Il change ensuite les accès pour vous exclure, puis se sert du compte pour lire vos messages, escroquer vos contacts en votre nom, entrer dans les services qui y sont liés ou revendre l'accès.

Vous vous en rendez compte lorsque le mot de passe ne fonctionne plus et que la connexion devient impossible. Il se peut aussi que vos contacts reçoivent des messages que vous n'avez pas envoyés, ou que le compte fasse apparaître des connexions et une activité que vous ne reconnaissez pas.

La messagerie intéresse tout particulièrement l'auteur, dès lors qu'elle permet de réinitialiser presque tous les autres comptes, et c'est pour elle qu'une réaction rapide limite le plus les dégâts.

S'introduire sans droit dans le compte d'autrui peut relever de l'accès indu à un système informatique, à condition que ce système soit spécialement protégé (art. 143bis CP). Cette infraction est poursuivie sur plainte, à déposer dans les trois mois dès le jour où la personne lésée a connu l'auteur (art. 31 CP).

Que faire

Reprenez d'abord le contrôle de la messagerie. Si votre appareil a pu être compromis, changez vos mots de passe depuis une autre machine dont vous êtes sûr. Activez ensuite la double authentification sur tous les comptes qui la proposent, de sorte qu'un mot de passe connu de l'auteur ne lui suffise plus pour entrer, et prévenez vos contacts pour qu'ils ne donnent pas suite aux messages envoyés en votre nom.

Par la suite, n'utilisez pas le même mot de passe pour deux comptes, faute de quoi une fuite sur un site donne d'un coup accès à tous les comptes qui partagent ce mot de passe.

Logiciel malveillant (malware)Un programme installé à votre insu sert à vous espionner ou à voler vos données, parfois à prendre le contrôle de l'appareil.

Le programme s'installe par une application ou une pièce jointe infectée, une fausse mise à jour ou un site compromis. Selon son type, il enregistre ce que vous tapez, dérobe vos mots de passe et vos accès bancaires, vous impose des publicités ou fait de votre appareil un relais pour d'autres attaques. Il est conçu pour passer inaperçu et durer. Quelques indices peuvent néanmoins le trahir. L'appareil ralentit ou chauffe sans raison apparente, la batterie se vide vite, des fenêtres publicitaires ou des applications que vous n'avez pas installées font leur apparition. Il arrive aussi que des connexions réseau anormales soient relevées ou que des comptes se fassent pirater dans la foulée.

Le logiciel malveillant est rarement une fin en soi. Il sert d'outil pour préparer un vol, une fraude bancaire ou le piratage de comptes, et son usage peut relever, selon le cas, de la soustraction ou de la détérioration de données (art. 143 et 144bis CP).

Que faire

N'installez d'applications que depuis les boutiques officielles et ignorez les mises à jour proposées par une fenêtre alarmante qui surgit sur un site. N'ouvrez pas une pièce jointe que vous n'attendiez pas, même si elle vient d'un contact connu, car son compte a pu être piraté. Installez en revanche les mises à jour de sécurité de vos appareils, qui corrigent les failles exploitées par ces programmes.

Au moindre doute, faites examiner l'appareil par un spécialiste que vous avez choisi vous-même et que vous rencontrez en personne, ce qui exclut tout support technique qui vous aurait contacté de sa propre initiative.

Questions fréquentes

Réponses brèves aux questions que les victimes posent fréquemment.

Comment reconnaître une fraude à l'investissement en ligne ?

Le rendement est présenté comme garanti ou progresse avec une régularité suspecte. Un premier petit retrait est parfois autorisé pour gagner votre confiance, puis des taxes vous sont réclamées au moment où vous voulez retirer vos fonds. Lorsqu'on vous demande de payer pour récupérer votre propre argent, la fraude ne fait guère de doute, dès lors qu'aucun placement réel ne fonctionne de cette manière.

Que faire si j'ai déjà envoyé de l'argent à une plateforme frauduleuse ?

N'effectuez plus aucun paiement et appelez immédiatement votre banque, afin qu'elle tente de bloquer le virement. Gardez ensuite toutes les preuves et déposez plainte. Si l'argent a été envoyé en cryptomonnaie, joignez à la plainte les adresses de portefeuille et les identifiants de transaction, dès lors que ce sont les autorités qui peuvent demander à une plateforme d'échange de bloquer les fonds qui n'ont pas encore été retirés.

Comment savoir si un appel de la police ou de la banque est une arnaque ?

Ni la police ni votre banque ne vous demandent de déplacer votre argent pour le mettre à l'abri. Votre banque ne vous réclame pas davantage votre code et n'envoie personne chercher votre carte. Le numéro qui s'affiche à l'écran peut être falsifié. En cas de doute, raccrochez et rappelez vous-même le numéro officiel.

Qu'est-ce qu'une pyramide de Ponzi et pourquoi s'effondre-t-elle ?

Le système verse aux premiers investisseurs des rendements payés avec l'argent des nouveaux entrants, sans aucune activité réelle. Il tient aussi longtemps que de l'argent frais arrive et s'effondre d'un coup lorsque les entrées ralentissent. Les derniers entrés risquent alors de tout perdre, sans avoir rien vu venir.

Comment se protéger de l'hameçonnage (phishing) ?

Pour saisir vos identifiants, n'utilisez pas le lien reçu par message et ouvrez vous-même le site officiel en tapant son adresse. Aucun service légitime ne vous demande votre mot de passe ou un code de sécurité par message ou au téléphone. Vérifiez aussi l'adresse réelle de l'expéditeur, sans vous contenter du nom qui s'affiche.

Si c'est en train de vous arriver

  1. Arrêtez tout paiement. Les taxes et frais de déblocage que l'on vous réclame ne vous rendront pas votre argent.
  2. Prévenez votre banque sans attendre, car certains virements peuvent encore être bloqués ou rappelés.
  3. Si vous avez remis votre carte, de l'argent ou des bijoux à quelqu'un venu les chercher chez vous, faites bloquer vos cartes au numéro qui figure sur vos relevés ou sur le site de votre banque, puis appelez le 117.
  4. Gardez tout ce qui pourra servir de preuve pour la plainte, notamment les captures d'écran, les courriels et les messages, le nom du site ainsi que les coordonnées bancaires ou les adresses de cryptomonnaie utilisées.
  5. Si quelqu'un vous contacte ensuite de lui-même en promettant de récupérer vos fonds, n'y donnez pas suite, car il peut s'agir d'une seconde escroquerie montée par les mêmes auteurs.